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Joline et l'Ange

Le conte de Noël de Musette : une histoire pour réveiller son audace!



Joline a perdu sa lumière. Pas soudainement. C’est venu petit à petit. Et un matin, au lever, elle avait complètement disparu : plus moyen de mettre la main dessus.


L’Ange reçoit l’appel de Joline : c’est une lettre fine qui aligne les pattes de mouche. Elle dit ceci:


“Mon Ange,

Depuis quelques jours, je suis perdue. J’ai perdu ma lumière, celle que tu m’as donnée il y a quelques années. Comme tu me l’avais recommandé, je l’ai chouchoutée chaque jour. Je l’ai faite briller : elle était trop belle ! Ainsi installée au sommet de mon sapin, je l’avais tous les matins devant les yeux. Mais un jour en sortant, elle n’était plus là...et à vrai dire, je ne sais pas combien de temps cela fait que je ne l’ai pas vue. Je n’ai plus fait attention.

Depuis quelques jours, c’est la nuit le matin.

Depuis quelques jours, je ne sais plus où aller.

Peux-tu m’aider à la retrouver?”


L’Ange replie la lettre. Il prépare sa musette et se met en chemin vers le Portail.


C’est alors que l’Ange entendit une voix nasillarde derrière lui.

- Ooooooozze! Où tu vaaaaaaas?

C’était Odas.


- Je vais voir mon amie Joline et l’aider à retrouver sa lumière, dit Ozze

- Mais tu m’avais promis de me tenir compagnie : je m’ennuie, moi. Plus personne ne m’écrit.

- Je sais, les humains ont tendance à oublier leurs anges en ce moment.

- Pourtant, je leur envoie des petits messages mais on dirait qu’ils ne les voient pas.


Son long soupir fait voler les boucles blondes d’Odas. Puis son visage d’ange s’illumine à nouveau.

- Tu as de la chance d’aller retrouver Joline, reprend-il. Mais c’est l’hiver chez elle : tu vas drôlement te cailler dans ta petite robe!

- Rappelle-toi, la dernière fois que je suis descendu sur Terre pour fêter Noël, le Portail avait égaré la moitié de mes affaires! Je me suis retrouvé chez Jean-Jean-le-Québécois, avec 2 robes et 3 chaussettes! Au début, j’avais peur, je ne voulais pas sortir de peur de me transformer en ange de glace. Et finalement, je m’y suis habitué.

- Et tu as une idée d’où elle a bien pu la mettre, sa lumière? Je te jure, ils ont tellement de choses, ces humains : je me demande comment ils arrivent à se retrouver dans tout ce bazar.

- C’est pour ça qu’on est là, mon Odas. Je vais aider Joline à aller voir partout. Prends-bien soin de toi en attendant mon retour.


Et c’est ainsi qu’Ozze se retrouve dans le salon de Joline, un plaid sur les genoux et un mug fumant dans les mains : “Le froid, c’est bon pour la santé mais quand même, je me gèle les bouclettes!”, se dit-il. Face à lui, illuminé par la cheminée, le visage de Joline s’agite depuis une demi-heure, en même temps qu’elle engloutit des chocolats. Elle repasse en boucle les endroits où elle aurait pu laisser filer sa lumière. Les recoins de son cerveau sont ardemment fouillés mais aucune étincelle.


“Qu’à cela ne tienne, l’interrompt Ozze. Si ta petite lumière ne parvient pas à retrouver son chemin toute seule, nous allons l’attirer à nous. Je connais de nombreux spécialistes dans le domaine : allons leur rendre visite! Le voyage ne prendra que quelques semaines !”

- Mais Ozze, je n’ai pas le temps de quelques semaines. C’est la fin de l’année, j’ai du travail par dessus la tête, il faut que je prépare les fêtes, ma famille compte sur moi, je me suis engagée auprès de l’association du village, je dois régler mon problème de voiture, trouver des décos de Noël rouge-doré parce que l’an dernier j’ai déjà fait bleu-argenté et...

- Allonge-toi, Joline

- Hein? Mais tu ne m’écoutes pas! Tes bouclettes ont fondu dans tes oreilles ou quoi? JE N’AI PAS LE TEMPS!!

- Allonge-toi, s’il te plaît.

Joline obtempéra en boudant.

- Et maintenant, tu ne penses à rien.

- ??????

- Attends un peu, ça va venir.

- ???

- Offre-toi cette chance de ne rien faire. D’être juste là, ici et maintenant.

- ?

- Ce moment est le plus important de ta vie : il ne se reproduira pas.

- …

- Accorde-lui toute ton attention


Driiiiiiiiing ! “Oh non! Désolé Joline : c’est le vibreur-sonore-qui-fait-du-bruit de mon nouveau CommUnicant13. Je ne le maîtrise pas encore très bien! Il m’avertit que notre 1ère rencontre est disponible : en route !


Au fond d’une grotte aux parois tapissées de mousse, Joline distingue un petit bonhomme assis en tailleur. Dans la pénombre, sa tête semble s’élever jusqu’au plafond.

- Maître Jaïro! salue Ozze

Le visage du Maître s’avance et une douce clarté envahit la grotte. Joline découvre un décor irréel : tapis bigarrés au sol, lianes scintillantes dégoulinant des murs et coussins à foison, des ronds, des carrés, des boudins. Une suave odeur d’encens envahit l'atmosphère.


Le Maître se lève et c’est toute son ombre qui couvre les parois de son antre. En fait, il est immense. Ses longs cheveux, relevés en chignon sikh, lui ajoutent trente bons centimètres. Il s’avance vers Joline : ses pieds nus et élégants semblent ne pas toucher terre. Il l’ausculte gentiment du regard, ses yeux cherchant à pénétrer ceux de la fille.


- Merci d’être venue, Joline, je t’attendais. Pratiques-tu le yoga?

- J’ai pas le temps de faire de l’exercice. Et puis, je trouve ça mou-du-genou.

- Le yoga est avant tout un outil pour soigner sa relation à soi et sa relation aux autres. Viens, je vais te guider sur quelques Asanas : les postures sur le tapis.


Joline s’installe sur le tapis. Ses pieds s’enfoncent doucement dans le sol. Ses orteils font contact. La voix posée du Maître la guide dans ses mouvements. Sa respiration se cale, complète. Elle se laisse emporter.


Dans un coin de la pièce, Ozze sourit.



Plus tard, c’est une nouvelle expérience que leur réserve Maître Jaïro.

- As-tu déjeuné? demande-t-il à Joline

- Non, pas encore. Le voyage m’a creusée : je mangerais un bœuf!

Ozze manque de s’étouffer dans son rooibos.

- Voyons, Joline, Maître Jaïro est végétarien, comme 1 indien sur 3!

- Mmm, si y a pas de viande, je vais avoir faim, moi…

- Ozze a raison, dit le Maître. Je pratique l’Ahimsâ, la non-violence. Envers moi-même et envers tous les êtres vivants. Veux-tu m’y accompagner aujourd’hui?

La douceur de son regard dans le sien, encore. Joline hoche doucement la tête.


La préparation du repas se passe en silence. Joline observe les gestes du Maître. C’est comme une cérémonie de remerciement. Il palpe, rince, tranche, s’imprègne de chaque odeur, goûte chaque saveur avec une attention infinie. Joline sent la salive lui monter en bouche. En passant à table, l’assiette est si jolie qu’elle n’ose d’abord la toucher. Un moment pour contempler cette merveille et les merveilleux personnages qui l’ont rendue possible.


A la fin du repas, elle est repue. La cocotte de légumes épicés, le riz parfumé et les lentilles fondantes ont eu raison de son bidon. Elle ferme les yeux sur les tendres coussins.


Ce ne sera pas sa dernière aventure culinaire. Mais ça, elle ne le sait pas encore...


Joline ouvre les yeux dans un champ soyeux. Au-dessus d’elle, un océan de bleu. Sous ses doigts, la caresse de l’herbe verte.

- Ca va, la Belle au Bois dormant?

Ozze se penche avec un sourire coquin.

- Où m’as-tu emmenée? Où est Maître Jaïro? Je n’ai pas pu lui dire adieu.

- Il n’a pas voulu te réveiller : tu avais besoin de repos. Et nul besoin de lui dire adieu: tu gardes sa trace en toi.

Joline sent comme une douce chaleur qui rayonne en elle.

Lentement, elle se relève et se retrouve yeux à yeux avec des dizaines de petits êtres ébouriffés. Leurs yeux noirs immenses ne sont que gentillesse. Sur leur visage, d’infinis petits points dessinent leur animal totem.


- Je te présente la Tribu des Indiens Petons! dit Ozze.

Le regard de Joline glisse sur leurs pieds...Pouark! D’une taille démesurée par rapport à leur corps, tous poilus et sales, ces pieds-là auraient fait détourner la tête aux plus aguerris. Elle réalise que ses pieds aussi sont dénudés : elle qui d’habitude les trouve ingrats, se sent envahie d’une vague d’amour à leur égard.


Ozze la prend par la main.

- Allons gambader dans la rosée, ma Joline! Tu vas voir comme c’est rigolo!


C’est bien pour lui faire plaisir : il a l’air ravi et part déjà comme un cabri avec sa petite harpe dorée. Mais aïe, ouille, y a des bouts de bois, des petits cailloux et euuuuurk!! Un ver de terre entre les orteils!!


Une main râpeuse saisit la sienne.

- Nos pieds marchent sur la terre et grâce à cela, notre esprit est relié à l’univers, dit le petit être à côté d’elle.


Les pieds de Joline se mettent alors à pétiller de milliers d’étincelles. Légère et sautillante, elle se laisse guider par eux et savoure ses nouvelles sensations. Ses pieds sont sales mais ils sont vivants : elle en sent les os, les muscles, les tendons. Ses orteils sont comme 10 petites antennes qui captent les subtilités du sol. Ses coussinets l’équilibrent et ses talons l’enracinent. Des picotis remontent à travers tout son corps : purement délicieux!


C’est alors que la danse joyeuse des petits indiens Petons ralentit. Essoufflée mais heureuse, la troupe pénètre dans la clairière d’un bois, Ozze en tête. L’Ange ébouriffé traverse l’airial baigné de lumière jusqu’à une zone abritée, là, sous le grand chêne. Autour d’une grande table ronde, des petits-petits indiens installés sur leur tabouret suivent un cours de dessin, point par point.


Ozze prend place parmi eux, avise les couleurs devant lui et débute une fresque. Les jolis points alignés évoquent les traits d’une femme. Au gré du dessin, ses mains se couvrent de peinture laissant des traces disgracieuses sur le tableau. Le pointillisme se transforme en pâté-isme!


Joline est désolée pour l’Ange. De beaux efforts ruinés à néant.

Mais Ozze jubile. Et il en rajoute : il y met ses deux pleines mains et étale les couleurs de bon coeur.

“Tout se mélange, le message est flou. Et ces couleurs, ça ne va pas du tout ensemble”, pense Joline. Elle sourit maladroitement voyant son Ange redoubler d’efforts pour tout gâcher.


Elle a pris des cours de dessin une fois. Elle a arrêté : elle n’était pas douée. Et les autres filles faisaient de tels chefs-d'œuvre.


Un pinceau dégouline de rouge sur sa feuille. Ozze, le visage constellé de tâches de couleur, lui tend l’objet du délit.


“Fichu pour fichu”. Elle saisit le pinceau poisseux et trace des lacets rouges tourbillonnants. Enivrée par ce premier essai, elle trempe les poils dans du bleu électrique et bariole en tous sens. Puis vient le tour du vert qui explose en flocs, du jaune qui crépite, du violine qui spiraline! La lumière du soleil couchant donne à la feuille de jolis reflets orangers. Le résultat est brouillon mais dans ce désordre, Joline reconnaît de l’harmonie : un touche par ci, une touche par là.


Autour d’elle, les petits-petits indiens se sont volatilisés : rentrés à la maison pour la soirée.

“Et mon Ange, où est-il passé?”




- Ozze?

La nuit tombe. Les arbres tantôt rassurants, se montrent maintenant effrayants. Leurs ombres projettent des longs bras crochus et des visages décharnés. Même la lune s’en mêle : sa lumière blanche est angoissante, glacée. Au loin, un hurlement de loup.

- Ok je suis dans un cliché. Mais Ozze n’a pas pu m’oublier là, il va forcément revenir. Je dois juste rester ici pour qu’il me retrouve.


Joline se pelotonne contre un arbre un peu moins menaçant. Elle sent l’écorce dure dans son dos et l’entrelacement des racines autour de ses jambes. Peu à peu, sa position devient confortable. Mmmm, l’odeur de la forêt. Le végétal emplit ses narines. Il laisse même un goût dans sa bouche. Ses mains se posent sur la mousse qui recouvre les racines. Elle en suit le mouvement du bout des doigts d’abord. Puis elle déroule phalange après phalange, les écarte. Enfin elle épouse pleinement les nœuds du bois avec ses paumes. Les mains de la fille s’entortillent dans les griffes de l’arbre.


A travers les branches, au-dessus d’elle, elle perçoit le ciel étoilé, vierge de tout nuage. Brigitte, Micheline, Josette, Solange, Mathilde : elles sont toutes là! Ses stars à elle, celles qu’elle a baptisées quand elle était petite. Elles les avaient oubliées depuis le temps.


Elle ferme les yeux, rassurée.


Et tout à coup, quelque chose effleure sa joue. Un sursaut et elle ouvre les yeux sur des boucles de cheveux blonds.

- Tu m’as retrouvée, mon Ange, j’en étais sûre!

- Tu sais que je ne suis jamais loin de toi : il suffit d’écouter.

Les yeux lourds, Joline quitte sa couchette et tous deux se mettent en marche vers leur abri de la nuit. Ils empruntent un chemin aux tours et détours alambiqués. Bordé de nains de jardins scintillants, d’animaux de bois sculptés, de rideaux de plumes au vent, il s’ouvre sur un jardin charmant. Au centre, une yourte se dresse de toute sa fierté.


- Pour y entrer, il faut laisser ses souliers sur le côté, lui dit Ozze.


Joline s’incline et franchit la porte. La chaleur du lieu l’envahit, un peu pesante et réconfortante. Ses yeux contemplent à 360° les richesses qui s’offrent à elle : peaux d’ours, grelots, bols chantants, étoiles brillantes, icônes et breloques, rubans multicolores, fleurs en plastique...un pittoresque bric-à-brac fabuleusement harmonieux.


Ozze est déjà allongé sous son édredon.

- Installe-toi à côté de moi, Joline. Comment te sens-tu?

- A vrai dire, je suis un peu sceptique : voilà une semaine que nous sommes partis et toujours aucune trace de ma lumière. Le voyage est plaisant mais je te rappelle que je n’ai pas mille ans : il faut que je m’occupe de ma maison, il faut que j’avance sur mon projet au travail, il faut que je trouve comment je vais organiser les fêtes, il faut que je regarde pour les vacances d’hiver...

- Et en as-tu envie? la coupe Ozze

- ...Pas le choix. Mais je ne prends plus beaucoup de plaisir à tout ça.

- Peut-être que si tu commençais tes phrases par “J’ai envie de…” plutôt que “Il faut que…”, ta perspective changerait.

- Du style, “j’ai envie de faire le ménage”?!! C’est ça, bien sûr!

- “J’ai envie de faire le ménage...parce que je prends plaisir à avoir ma maison propre”

- Ca me parle davantage, c’est plus léger.

- Penses-y en t’endormant : c’est agréable d’être léger !, baille Ozze

- Bonne nuit, mon Ange.


Au matin, les choses ont changé. Joline se retrouve dans un décor tout blanc. L’Ange et elle progressent dans le cronch-cronch des pas dans la neige. Jusqu’à une cahutte. Bois, pierres, et cheminée qui fume.

Ozze pousse la porte et des volutes de miel et de cannelle s’échappent de la cabane.

- Après toi, ma Joline! Je pense que cet endroit va te plaire.

L’obscurité se dissipe et dévoile une large table en pagaille. De la farine en recouvre les deux tiers quand le reste est occupé par des glaçages de toutes les couleurs, des paillettes, des restes de pâte, des emporte-pièces en forme de sapins, d’étoiles...

- Ozze, Joline! Je vous attendais, dit une petite bonne femme à l’autre bout de la pièce.

Elle accourt en s’essuyant les mains sur son torchon. Le chignon de travers, de la farine jusqu’au bout du nez, elle enlace chaleureusement Joline.

- Je suis Lauren. Ozze m’a dit que tu étais en peine? Regarde, je t’ai préparé plein de délices pour te remonter le moral.

- Merci mais j’ai arrêté le sucre. Juste un café pour moi.

- Allons ma bichette, voici mon Elixir de Noël : réglisse, anis et écorces d’orange. Bois tant que c’est chaud…et prends un petit gâteau. Dans ces moments-là, on a besoin de douceur : la gourmandise, ça fait du bien!

Poliment, Joline prend un des jolis gâteaux…puis deux…puis trois et toute la boîte!


- C’est pas raisonnable, peste-t-elle. Je vais être toute lourde !

- Et que peux-tu faire quand tu sens que ça te pèse?, dit Ozze

- Aller vers la légèreté?

L’Ange lui répond d’un clin d’oeil.


A la fenêtre, une lueur apparaît. Elle grandit de plus en plus. Joline tourne la tête : elle est de retour chez elle! Elle se précipite à l’extérieur et ouiiiiii, sa petite lumière est revenue! Toute droite en haut du sapin, elle rayonne d’une lueur toute neuve.

- Ozze! C’est magique, ma lumière est là, elle est revenue, elle est trop méga giga belle!! Regarde-Regarde-Regarde!

- Mmm, attends.

- Mais regarde, je te dis, elle est juste parfaite!

- Une seconde.


Joline n’en croît pas ses yeux : elle est en train de vivre un des plus beaux moments de sa vie qu’ils se sont rêvés ensemble depuis des jours et Môssieur est sur son téléphone!!


- Quoi? J’ai plein de nouvelles lettres : Noël, c’est le coup de feu pour les anges! Bon alors, fais-moi voir ça…Eh ben voilà, elle est revenue : tu es contente?

- Oh si tu le prends comme ça, non, je suis pas contente : tu me gâches tout mon plaisir.

- Ton bonheur dépend tout de toi, ma Joline. Ce que tu fais d’une situation ne dépend que de toi. Même les anges ne sont pas toujours parfaits, tu sais : nous aussi, nous avons nos coups de mou et c’est comme ça. Nous essayons d’être meilleurs, de progresser tout au long de la vie. Mais on ne vibre pas tous, tout le temps au même diapason…sinon l’harmonie serait un peu lassante, non?


Joline détourne le regard et sourit : elle sent à nouveau sa belle lumière lui réchauffer le cœur.


-Fin-


Challenge des audaces de Joline : osez une expérience chaque jour !

  1. Vous aussi, écrivez une lettre à votre ange : 1 ligne, 10 lignes, un roman ;) Ne réfléchissez pas et laissez-vous guider par votre inspiration !

  2. Dépassez votre peur du froid. De bonne heure, sortez faire quelques pas en tee-shirt dans votre jardin. Respirez profondément.

  3. Accordez-vous “10min de rien”. En rentrant du travail, semi-allongé(e) sur votre canapé, ne pensez à rien pendant 10min. Laissez votre journée partir dans le sol.

  4. Commencez votre journée par un enchaînement de yoga. Debout, les pieds légèrement écartés, amenez votre attention dans chaque partie du corps. Allongez votre respiration et amenez l’expiration à être plus longue que l’inspiration. Puis à l’inspi, montez les bras par les côtés, soulevez les talons. A l’expi, les bras redescendent par devant, les talons redescendent. Faites ainsi 6 respirations.

  5. Aujourd’hui, passez vos repas en mode végétarien. Et observez.

  6. Allez marcher quelques minutes pieds nus dans la nature. Dans votre jardin, dans la forêt, dans les feuilles, dans les flaques : réveillez vos pieds !

  7. Prenez une feuille de papier. Prenez des couleurs. Ne réfléchissez pas. Gribouillez ce que vous disent vos crayons.

  8. Massez-vous les mains. Confortablement installée, dos droit, déposez de l’huile végétale ou de la crème ou rien ;) au creux de vos mains. Fermez les yeux, joignez les mains. Avec une main, allez visiter tous les détails de l’autre main : le dessous, le dessus, le long et entre les doigts. Repérez les parties charnues, les parties osseuses. Comment est fait votre poignet? Prenez le temps de vous découvrir. Faites pareil avec l’autre main.

  9. Avant de vous endormir, semez trois graines d’intentions positives pour le futur : pour vous, pour votre famille, pour la Terre entière, pour l’Univers, c’est vous qui choisissez sans restriction !

  10. Après un lourd repas ou un week-end copieux, pratiquez un jeûne le temps d’un dîner.

  11. Posez votre téléphone pour la journée et savourez le temps !







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